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Pour qui ?

À qui s'adresse le parcours de soins ?

Une idée à briser : « la post-cure, c'est pour les alcooliques ». Non. En France, CSAPA, CMP, CHS et post-cures SMR accueillent des profils très divers. L'addiction, la dépression, l'anxiété, le trauma — ce sont souvent des visages différents de la même souffrance psychique.

Tu peux avoir ta place ici si tu vis avec…
Une addiction
Alcool, cocaïne, cannabis, héroïne, médicaments (benzos, opioïdes), écrans, jeux, sexe, achats, alimentation. Peu importe la substance ou le comportement, si ça t'échappe.
Une dépression
Celle qui dure, qui empêche de se lever, qui rend la journée grise. Seule, ou en plus d'une addiction — très souvent les deux s'entretiennent.
Un trauma (TSPT)
Abus sexuel, violence, accident, perte brutale, enfance difficile. Les traumas se soignent (EMDR, ICV, TCC-trauma). Ne pas les traiter rend le reste plus lourd.
Un burn-out ou un deuil qui plombe
Professionnel, parental, conjugal. Quand on s'éteint après avoir trop tenu. Une post-cure peut être un vrai tampon pour souffler et reconstruire.
Une anxiété qui t'empêche de vivre
Phobie sociale, trouble anxieux généralisé, crises de panique, TOC. Seule ou couplée à un automédicament (alcool, benzos, cannabis).
Un TDAH diagnostiqué tard
Qui explique beaucoup de galères rétrospectives — et très souvent une addiction secondaire. Environ un tiers des patients en post-cure sont TDAH.
Un trouble bipolaire, un psychose, un TSPT sévère
Les CHS (hôpitaux psychiatriques) gèrent ces situations au quotidien. Hospitalisation courte, stabilisation, puis relais ambulatoire.
Un trouble du comportement alimentaire
Anorexie, boulimie, hyperphagie. Des structures spécifiques existent, souvent rattachées à un CHS ou une clinique dédiée.
Tu n'as pas besoin d'être « au fond du trou ».

On peut consulter en CMP pour une phase difficile (gratuit), en CSAPA pour une consommation qui t'inquiète, en post-cure pour faire une vraie pause loin du quotidien, en CHS pour une crise qui dépasse. Le parcours se construit à la pièce, selon ton état — pas selon une étiquette.

Non, tu n'es pas « fou ». Demander de l'aide à un psychiatre, c'est demander de l'aide à un médecin pour un organe qui souffre. Le cerveau est un organe. Il se soigne.

Le parcours

Comment fonctionne une post-cure ?

Du sevrage au rétablissement durable : les 6 étapes clés du parcours de soins. Clique sur une étape pour en savoir plus.

Le sevrage médical

5 à 10 jours en milieu hospitalier, supervisé médicalement.

Dossier d'admission

Prescription médicale et commission d'admission en quelques jours.

Le séjour (5–12 sem.)

Programme intensif : thérapies, groupes de parole, ateliers.

Vie en communauté

Solidarité du groupe, repas partagés, lien social reconstruit.

Prévention de la rechute

Identifier ses déclencheurs, construire ses stratégies d'adaptation.

Suivi à long terme

CSAPA, groupes d'entraide, consultations ambulatoires.

Étape 01

Le sevrage médical

C'est le point de départ. Ton corps s'est habitué à la substance : l'arrêter brutalement tout seul peut être dangereux, voire mortel pour l'alcool, les benzodiazépines (Xanax, Lexomil…) ou les barbituriques. Le sevrage médical encadre cette étape critique.

  • Où : service hospitalier d'addictologie, clinique spécialisée, ou unité dédiée dans un CHU.
  • Durée : 5 à 10 jours selon la substance et ton historique.
  • Ce qui se passe : arrêt encadré, traitement des symptômes (anxiété, tremblements, nausées, insomnie) souvent avec des benzodiazépines décroissantes pour l'alcool, ou un protocole spécifique pour les opiacés (méthadone, buprénorphine).
  • Parfois sur place : certains centres proposent sevrage + post-cure en continu (rare, mais idéal — pas de rupture de soin).

À retenir : le sevrage vide le corps du produit. Il n'apprend pas encore à vivre sans. C'est la post-cure qui fait ce travail-là.

Étape 02

Dossier d'admission

On prépare sa post-cure dès le sevrage, idéalement avant. Sinon, dans 99% des cas, on reconsomme entre les deux, et il faut refaire un sevrage. Le sevrage seul n'est pas assez complet — on ne fait pas le deuil des produits en 3 semaines. C'est le parcours dans la durée qui ancre le changement.

  • Inscris-toi à un parcours complet : sevrage + post-cure, sans rupture. C'est la règle de base.
  • L'hôpital trouve une place rapidement pour le sevrage si tu as déjà une date d'entrée en post-cure : ça prioritise ton dossier. Fais les démarches dans cet ordre.
  • Qui le constitue : ton médecin traitant, ton addictologue en CSAPA, ou le service hospitalier qui prépare ton entrée.
  • Contenu : lettre de motivation, bilan médical récent, synthèse du parcours, parfois contacts de proches.
  • Délais : la commission d'admission statue en 1 à 4 semaines selon le centre et la file d'attente.
  • Candidature multiple : tu peux déposer plusieurs dossiers dans plusieurs centres — ça augmente tes chances et réduit le délai.

Surtout : n'attends pas 3 mois chez toi entre sevrage et post-cure. Enchaîne. C'est là que se joue la réussite du parcours.

Étape 03

Le séjour (5 à 12 semaines)

Une parenthèse protégée. Tu quittes ton quotidien, tu vis au centre, tu suis un planning dense. L'objectif : ancrer l'abstinence, comprendre ce qui t'a mené là, acquérir des outils concrets pour la suite.

  • Journée type : lever 7h30, petit-déjeuner collectif, 2 à 3 ateliers matin + après-midi, pauses, repas partagés, soirée libre sous surveillance.
  • Thérapies : entretiens individuels hebdo avec psychiatre ou psychologue + groupes de parole quotidiens.
  • Ateliers : TCC (thérapie cognitivo-comportementale), psychoéducation, art-thérapie, méditation, sport, cuisine, musicothérapie…
  • Règles : pas d'alcool, pas de drogue, pas de téléphone parfois, sorties encadrées (souvent interdites le 1er mois).
  • Durée : 5 sem minimum conseillées pour installer l'abstinence ; 8 à 12 pour les dépendances anciennes.
Étape 04

La vie en communauté

C'est la partie que personne ne te vend à l'avance, et pourtant c'est le vrai moteur du changement. Tu vis avec d'autres personnes qui vivent la même chose que toi, chacune à un stade différent.

  • Pas de jugement : on se comprend. Tu n'as plus à cacher, à expliquer, à justifier. C'est un soulagement immense après des années de double vie.
  • On apprend des autres : celui qui tient depuis 3 mois raconte comment il a tenu. Celui qui a rechuté explique pourquoi. Tu prends des années de recul en quelques semaines.
  • On devient utile : à ton tour tu deviens le pilier pour quelqu'un qui arrive. Ce renversement structure profondément.
  • Les moments simples : repas partagés, cigarette dans la cour, soirée à trois dans la cuisine — c'est souvent là que ça se joue, pas en atelier.
  • Les difficultés : promiscuité, règles de vie collective, conflits parfois. Ça se travaille aussi — ça fait partie du soin.

On est plus fort à plusieurs. La communauté elle-même devient un outil thérapeutique.

Étape 05

Prévention de la rechute

C'est la dernière partie du séjour, et la plus stratégique. On identifie tes déclencheurs personnels et on construit un plan pour le jour où ça revient.

  • Les 6 types de déclencheurs : personnes, lieux, émotions, horaires, sensations corporelles, pensées automatiques.
  • Plan de crise écrit : que faire dans les 30 premières secondes, les 5 premières minutes, la première heure quand l'envie revient.
  • Outils TCC : balance décisionnelle, film ABC (Activateur → Comportement → Conséquence), cartographie des pièges.
  • La rechute ≠ l'échec : 40 à 60% des personnes rechutent dans la première année. L'important : ne pas rester dedans, appeler quelqu'un, revenir au plan.
  • Numéros à garder : ton addictologue, un pair aidant, le 3114, Drogues Info 0 800 23 13 13.
Étape 06

Le suivi à long terme

La post-cure ne s'arrête pas à la porte du centre. La sortie est le début du vrai travail, celui de tenir dans la durée.

  • CSAPA ambulatoire : consultations gratuites avec psy, addictologue, infirmier. Plusieurs fois par mois les premiers temps.
  • Groupes d'entraide : AA (Alcooliques Anonymes), Vie Libre, Al-Anon (proches), Narcotiques Anonymes, SOS Addictions. Réunions hebdo, parrainage possible.
  • Psy en libéral : thérapie TCC ou psychanalytique selon tes besoins, à raison d'une fois par semaine ou quinzaine.
  • Médicaments d'aide au maintien : naltrexone, acamprosate (alcool), méthadone/buprénorphine (opiacés) — toujours en accompagnement.
  • Durée minimum recommandée : 12 à 24 mois de suivi actif après la sortie.

Dayclic te propose un compagnon numérique pour cette phase : outils, tests, journal, dossier à partager avec ton thérapeute. Voir le programme →

Ateliers & activités

Que fait-on en post-cure ?

Au-delà des thérapies, la post-cure propose des activités qui reconstituent le lien à soi, aux autres et au monde.

Thérapies expressives

Art-thérapie

Peinture, dessin, collage : l'art-thérapie permet d'exprimer ce qui ne se dit pas encore avec des mots. Elle aide à reprendre contact avec ses émotions de façon créative et sans jugement.

Mouvement & corps

Yoga & relaxation

Le yoga et les techniques de relaxation réapprennent au corps à se détendre sans substance. En post-cure, ils réduisent l'anxiété résiduelle et améliorent la qualité du sommeil.

Pleine conscience

Méditation MBSR

Le programme Mindfulness-Based Stress Reduction (MBSR) enseigne l'observation sans jugement des pensées et des envies. C'est l'un des outils les plus étudiés pour la prévention de la rechute.

Activité physique

Sport & réactivation physique

La marche, la natation et les activités sportives douces stimulent la production de dopamine naturelle. En rétablissant une source de plaisir saine, le sport est un pilier du rétablissement.

Lien social

Groupes de parole

Au cœur de toute post-cure, les groupes de parole quotidiens permettent de partager son vécu, de ne pas se sentir seul, et d'apprendre des expériences des autres. Ils développent les compétences relationnelles.

Vie quotidienne

Ateliers cuisine & autonomie

Retrouver le plaisir de cuisiner, de se nourrir correctement, de gérer son quotidien : ces ateliers pratiques préparent concrètement à la sortie et au retour à la vie ordinaire.

Expression

Musicothérapie

La musicothérapie utilise la musique comme outil thérapeutique. Elle favorise l'expression des émotions, la cohésion du groupe, et peut activer des souvenirs positifs qui soutiennent la motivation au rétablissement.

Préparation sortie

Atelier prévention de la rechute

Des séances dédiées à l'identification des situations à risque, des déclencheurs personnels et des stratégies pour les gérer sans consommer. L'un des ateliers les plus importants de toute post-cure.

Notre programme — 39€ à vie

Tous ces outils, chez toi, à ton rythme.

58 outils thérapeutiques + 36 tests cliniques + journal de bord + dossier PDF pour ton thérapeute. Ce qu'on aurait aimé avoir avant, pendant et après la cure.

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